Rupture du ligament croisé antérieur

Qu’est-ce que c’est ?

Le ligament croisé antérieur (LCA) est un ligament qui se situe au centre de l’articulation du genou dont le rôle est de stabiliser le genou à la fois d’avant en arrière et en rotation.
Lorsque le genou est soumis à une contrainte brutale en torsion, le LCA peut être étiré et se rompre. Cette situation est particulièrement fréquente dans la pratique du ski ou des sports dits « pivots » comme le football ou le handball.
L’absence de ligament croisé peut rendre le genou « instable » à différents degrés, ce qui peut nécessiter sa reconstruction chirurgicale. De plus, la « laxité » observée peut conduire à léser des structures anatomiques articulaires telles que les ménisques ou le cartilage, et donc à terme entraîner de l’arthrose.

Diagnostic

Il est avant tout clinique.
Au moment de la rupture, le genou est gonflé et douloureux mais l’appui reste possible. A ce moment là le diagnostic est souvent impossible à établir car le genou est difficilement examinable.
Par la suite, c’est l’association d’un traumatisme du genou en torsion, de la sensation d’une instabilité, et de la mise en évidence d’une laxité à l’examen, qui signe la rupture du LCA.
Le diagnostic est alors complété par des radiographies et par une IRM qui permettent de visualiser la rupture, de mesurer la laxité et de rechercher des lésions associées méniscales, cartilagineuses ou ligamentaires.

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Traitement

Lorsqu’il existe une laxité et une instabilité, le LCA doit être reconstruit.
L’intervention ne se fait que lorsque le genou a bien récupéré du traumatisme après quelques semaines.
On prélève sur le genou un autre ligament qui peut être dans les cas les plus fréquents le ligament rotulien (technique de Kenneth-Jones) ou un ou plusieurs tendons de la patte d’oie (DI-DT). Puis sous arthroscopie on vient glisser le nouveau ligament à la place du LCA dans des tunnels osseux. Pendant l’intervention toute l’articulation du genou est vérifiée à la recherche de lésions associées qui peuvent être réparées dans le même temps, comme les lésions méniscales.
Après l’intervention la marche en appui est reprise immédiatement avec des béquilles pendant quelques semaines, et la rééducation commence. Celle-ci est prolongée sur plusieurs mois car elle va permettre de transformer la structure de la greffe afin qu’elle tienne son nouveau rôle dans le genou. Cette transformation histologique progressive est la raison pour laquelle le sport ne peut être repris qu’après plusieurs mois de kinésithérapie.

Dans certaines situations, lorsque la rupture a cicatrisé au moins partiellement, que le genou n’est ni laxe, ni instable, et que la demande fonctionnelle est modérée, il est possible de ne pas reconstruire le ligament. La rééducation doit dans ce cas être entreprise afin de renforcer et de stabiliser le genou.