L’arthrose du genou peut évoluer progressivement pendant plusieurs années. Au début, les douleurs sont souvent intermittentes : elles apparaissent après une marche prolongée, lors de la montée ou de la descente des escaliers, ou après une activité physique inhabituelle. Avec le temps, la douleur peut devenir plus fréquente, limiter les déplacements et gêner les gestes du quotidien.
Lorsque les traitements médicaux ne soulagent plus suffisamment et que l’arthrose devient trop invalidante, la question d’une prothèse totale du genou peut se poser. Cette décision ne repose jamais uniquement sur une radiographie : elle dépend surtout de la gêne ressentie, de l’état de l’articulation, de la mobilité du genou, du niveau d’activité du patient et de l’examen réalisé par le chirurgien.
Qu’est-ce qu’une prothèse totale du genou ?
Une prothèse totale du genou est une intervention qui consiste à remplacer les surfaces articulaires abîmées du genou par des implants. Elle est généralement envisagée lorsque le cartilage est très usé, le plus souvent en raison d’une arthrose avancée.
Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, la prothèse ne remplace pas tout le membre inférieur. Elle remplace les zones articulaires usées entre le fémur, le tibia et parfois la rotule, afin de restaurer une articulation plus stable et moins douloureuse.
L’objectif principal est de diminuer les douleurs, d’améliorer la marche et de permettre une meilleure qualité de vie au quotidien. Pour en savoir plus sur l’intervention, les différents types d’implants et le parcours opératoire, vous pouvez consulter la page dédiée à la prothèse de genou.
Quand poser une prothèse du genou ?
Il n’existe pas de moment unique valable pour tous les patients. Une prothèse du genou peut être envisagée lorsque l’arthrose entraîne une gêne importante dans la vie quotidienne, malgré une prise en charge médicale adaptée.
Plusieurs signes peuvent amener à consulter un chirurgien orthopédiste :
- une douleur du genou qui devient régulière ;
- une gêne importante à la marche ;
- une difficulté à monter ou descendre les escaliers ;
- une diminution progressive du périmètre de marche ;
- une raideur du genou ;
- une douleur qui persiste malgré les traitements ;
- une gêne pour les activités quotidiennes ou professionnelles ;
- une perte progressive d’autonomie ;
- une déformation du genou qui s’accentue avec le temps.
La décision de poser une prothèse ne dépend donc pas seulement de l’usure visible sur l’imagerie. Elle dépend aussi de la façon dont cette usure impacte la vie du patient.
Arthrose du genou : à quel stade faut-il envisager l’opération ?
L’arthrose du genou, aussi appelée gonarthrose, correspond à l’usure progressive du cartilage de l’articulation. Lorsque le cartilage s’amincit, les surfaces osseuses glissent moins bien entre elles, ce qui peut provoquer des douleurs, une inflammation, une raideur et une perte de mobilité.
Dans les premiers stades, les traitements médicaux peuvent souvent aider à contrôler les symptômes.
Ils peuvent inclure :
- l’adaptation des activités ;
- la kinésithérapie ;
- les traitements antalgiques ;
- les anti-inflammatoires lorsqu’ils sont possibles ;
- les infiltrations ;
- la perte de poids lorsqu’elle est indiquée ;
- le renforcement musculaire autour du genou.
Ces traitements peuvent permettre de retarder une intervention. En revanche, ils ne permettent pas de reconstruire un cartilage déjà détruit. Lorsque l’arthrose devient trop avancée et que les traitements ne suffisent plus à maintenir une qualité de vie satisfaisante, une intervention chirurgicale peut être discutée.
Douleur du genou : quand consulter un chirurgien ?
Une consultation avec un chirurgien orthopédiste peut être utile lorsque la douleur devient persistante, lorsqu’elle revient rapidement après les traitements, ou lorsqu’elle limite les activités habituelles.
Il peut être pertinent de consulter si la douleur empêche de marcher longtemps, de monter les escaliers, de rester debout, de pratiquer certaines activités ou de dormir correctement. Une consultation ne signifie pas forcément qu’une opération sera proposée. Elle permet d’abord de faire le point sur l’origine de la douleur, le stade de l’arthrose et les traitements encore possibles.
Le chirurgien analyse plusieurs éléments :
- les symptômes décrits par le patient ;
- la localisation de la douleur ;
- la mobilité du genou ;
- la stabilité de l’articulation ;
- l’axe du membre inférieur ;
- les radiographies ;
- les traitements déjà réalisés ;
- les objectifs du patient.
Au Pôle Locomoteur de la Colline, la prise en charge des pathologies du genou s’inscrit notamment dans l’expertise du Dr Charles Fiquet, chirurgien du genou, spécialisé dans les pathologies traumatiques, sportives et dégénératives du genou.
Faut-il attendre le plus longtemps possible avant une prothèse du genou ?
Il est compréhensible de vouloir retarder une opération. Une prothèse du genou est une intervention importante, qui doit être envisagée au bon moment. Tant que les douleurs restent contrôlées et que la vie quotidienne est peu limitée, une prise en charge médicale peut être poursuivie.
Cependant, attendre trop longtemps n’est pas toujours bénéfique. Lorsque la douleur devient très importante, que la marche diminue fortement et que les muscles s’affaiblissent, la récupération après l’intervention peut devenir plus difficile.
L’objectif est donc de trouver le bon équilibre : ne pas opérer trop tôt, mais ne pas attendre que la perte de mobilité, la douleur et la gêne fonctionnelle deviennent trop importantes.
Cette décision se prend toujours au cas par cas, après discussion entre le patient et le chirurgien.
Prothèse totale ou prothèse partielle du genou : quelle différence ?
Lorsque l’arthrose touche plusieurs compartiments du genou, une prothèse totale peut être envisagée. Elle permet de remplacer l’ensemble des surfaces articulaires abîmées.
Dans certains cas, l’usure ne concerne qu’une partie du genou. Une prothèse partielle, aussi appelée prothèse uni-compartimentale, peut alors être discutée. Elle ne remplace que la zone abîmée de l’articulation.
Le choix entre prothèse totale et prothèse partielle dépend de plusieurs critères :
- la localisation de l’arthrose ;
- l’état des ligaments ;
- l’axe du genou ;
- l’âge et le niveau d’activité du patient ;
- les douleurs ressenties ;
- les résultats de l’examen clinique et radiologique.
C’est l’analyse du chirurgien qui permet de déterminer la solution la plus adaptée.
Quels bénéfices attendre d’une prothèse totale du genou ?
La pose d’une prothèse totale du genou a pour objectif principal de soulager les douleurs liées à l’usure articulaire. Elle peut aussi permettre d’améliorer la marche, de retrouver une meilleure stabilité et de reprendre progressivement certaines activités du quotidien.
Les bénéfices attendus peuvent être :
- une diminution importante des douleurs ;
- une amélioration de la mobilité ;
- une marche plus confortable ;
- une meilleure autonomie ;
- une amélioration de la qualité de vie ;
- une correction de certains défauts d’axe selon les cas.
La récupération demande toutefois du temps. La rééducation est essentielle pour retrouver progressivement une mobilité satisfaisante, renforcer les muscles et reprendre les activités de manière adaptée.
Une décision personnalisée
La prothèse du genou n’est pas une réponse automatique à toute arthrose. Elle est envisagée lorsque la gêne devient importante, que les traitements médicaux ne suffisent plus et que l’usure articulaire est compatible avec une indication chirurgicale.
Chaque patient présente une situation différente. Certains pourront encore bénéficier d’un traitement médical, d’une infiltration ou d’une rééducation adaptée. D’autres pourront relever d’une prothèse partielle ou totale.
L’objectif de la consultation est de poser la bonne indication au bon moment, en tenant compte de l’état du genou, du niveau de douleur, de la gêne fonctionnelle et des attentes du patient.
Prendre rendez-vous
Si vous souffrez d’une douleur persistante du genou ou si une arthrose limite progressivement vos activités, une consultation peut permettre de faire le point sur les solutions adaptées à votre situation.
Vous pouvez prendre rendez-vous avec un chirurgien orthopédiste du Pôle Locomoteur de la Colline afin d’évaluer vos symptômes, vos examens d’imagerie et les options de prise en charge possibles.
Pour toute question complémentaire, vous pouvez également joindre l’équipe via le formulaire de contact.
Questions fréquentes sur la prothèse totale du genou
Quand faut-il poser une prothèse du genou ?
Une prothèse du genou peut être envisagée lorsque l’arthrose provoque des douleurs importantes, une gêne à la marche, une perte d’autonomie ou une limitation des activités, malgré les traitements médicaux.
À quel stade de l’arthrose faut-il se faire opérer ?
L’opération peut être discutée lorsque l’arthrose devient avancée et que les douleurs ont un impact réel sur la vie quotidienne. La décision dépend de l’imagerie, mais aussi de la gêne fonctionnelle et de l’examen clinique.
Peut-on éviter une prothèse du genou ?
Dans certains cas, les traitements médicaux, la kinésithérapie, les infiltrations ou l’adaptation des activités permettent de retarder l’intervention. Lorsque l’usure est trop importante et que les symptômes persistent, la chirurgie peut être envisagée.
La radiographie suffit-elle pour décider d’une prothèse ?
Non. La radiographie est importante pour évaluer l’usure du genou, mais elle ne suffit pas à elle seule. La décision dépend aussi des douleurs, de la mobilité, de la gêne au quotidien et de l’examen réalisé par le chirurgien.
Quelle est la différence entre prothèse totale et prothèse partielle du genou ?
La prothèse totale remplace plusieurs surfaces articulaires du genou. La prothèse partielle ne remplace qu’un compartiment lorsque l’usure est localisée. Le choix dépend de l’état global de l’articulation.